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Propositions - Page 4

  • Le stress post-traumatique

     

     

    Voilà bien un terme de médecin expert qui peut se dire beaucoup plus simplement dans le langage de tous les jours.

     

    Parlons d'angoisse, de peur du lendemain, de rejet de la société, de déprime, de déni, nous nous rapprochons déjà plus des soucis courants de tous ceux qui n'osent plus affronter les services publics, pour qui se présenter devant un guichet pour solliciter le bénéfice d'un droit est une corvée quand ce n'est pas une torture, toutes ces violences permanentes qui sont le lot courant de ceux qui n'ont même plus le courage de se battre pour conserver leur fierté.

     

    Des milliers de citoyens, pour ne pas dire des millions, pour qui la corruption reste inadmissible, mais qui n'ont rien à lui opposer, qui doivent tous les jours subir la bêtise ordinaire des prétentieux obnubilés par la mode du jour, la tendance du moment, la satisfaction de leur ego, et les âneries d'une publicité tirelire totalement assujettie au principe de la fuite en avant.

     

    Les cellules psychologiques seraient bien inspirées de se pencher sur les conséquences en terme de dynamisme social, de progrès sociétal, et de projection dans l'avenir de ces traumatismes imposés par des cadres irresponsables, et omnipotents.

     

    Les meurtres, mais aussi les assassinats à petit feu, les empoisonnements discrets, sont le lot courant des victimes ordinaires d'une société sans règles autres que l'appétit de pouvoir et l'étalage des fortunes résultant d'une organisation sociale manifestation dévoyée.

     

    Pour soigner ce stress, les services spécialisés estiment nécessaire de restaurer la confiance en soi et la confiance dans le futur, afin de mettre fin en particulier aux « stratégies d'évitement » que la victime développe souvent à son corps défendant.

     

    Or, lorsqu'ils s'agit des victimes de dysfonctionnements judiciaires, chaque obligation, liée aux aléas de la vie courante, peut aviver la plaie, puisque toute activité peut avoir une conséquence civile immédiate qui vous renvoie vers les services judiciaires de manière directe ou indirecte.

     

    Le fait que l'administration judiciaire française soit sous la coupe d'autres services et que cela soit reconnu par le monde entier ne peut qu'amplifier le sentiment d'incompréhension et d'abandon de ceux qui sont victimes du mauvais fonctionnement des tribunaux. Ne pas avoir d'interlocuteur est le pire traumatisme que puisse subir l'individu, si cela se rajoute à des spoliations, à des saisies, à des avanies personnelles, tout le cortège des « descentes aux enfers » de bon nombre d'abandonnés de la vie ordinaire.

     

    Si ce syndrome est de plus en plus reconnu chez les soldats, chez les victimes de catastrophes naturelles, ou d'accidents, il n'est toujours pas reconnu comme pouvant résulter de comportements de fonctionnaires abusant de leur autorité.

     

    Ce genre de combat est celui que des associations peuvent mener, afin que les dossiers ouverts puissent être reconnus et donc permettent des prises en charge dans plusieurs domaines. Car il faut bien se dire que contrairement à beaucoup de situations, l'existence de ce type de stress et sa reconnaissance peuvent avoir des conséquences énormes sur la vie ordinaires des victimes, ne serait-ce que par la possibilité d'obtenir des effets sur les prescriptions. Les stratégies d'évitement résultant du traumatisme font partie des objectifs recherchés par les auteurs des infractions afin que la victime ne se plaigne pas, et les méthodes judiciaires ne sont donc pas neutres, puisqu'elles engagent l'avenir. Comment restaurer le sens de la maîtrise de sa vie chez celui dont la ruine par vol, escroquerie, violence, tromperie, … entraîne une perte irrémédiable de revenus et l'incapacité de se reconstruire un avenir simple. Les multiples erreurs et omissions des enquêtes des services sociaux, des services de police, des services fiscaux, volontaires ou non, incapables de faire cesser les fraudes les plus criantes, ne peuvent pas plaider en faveur des administrations. Il est donc nécessaire de se serrer les coudes afin d'explorer les procédures pour en tirer les irrégularités les plus criantes en premier, puis les autres au fur et à mesure des cas, afin de permettre aux victimes de se reconstruire dans des domaines où il est sûr que le premier soin est de restaurer la confiance dans le corps social. L'opacité du fonctionnement des institutions, le poids des notables, les moyens des corporations, la puissance des réseaux transforment les victimes des dysfonctionnements judiciaires en un nombre croissant de cas pathologiques volontairement entretenus que nous nous devons de faire régresser.

  • Prêcher dans le désert

     

     

    Remettre en cause des décennies d'habitudes, de certitudes, d'avantages acquis, de dérogations, d'apprentissages, de sélections, ce n'est pas évident.

     

    Dans un pays dont l'histoire fourmille d'excommunications, de guerres, de persécutions, d'interdits, de ségrégations, de discriminations, dont l'administration excelle dans l'art de se plaindre, tout en méprisant le public, ce tricheur, ce menteur, coupable de tous les maux, et j'en passe, … Dans un pays dont les querelles intestines se règlent souvent de manière violente. Dans un pays où le principe d'autorité, donc la pression du pouvoir, est considérée comme la meilleure manière d'être obéi. Dans un pays où le mensonge est roi, et devient même un moyen de droit, que peut espérer celui qui ose croire à la valeur de principes comme l'égalité ou la liberté. Le comportement de tous les jours est gouverné pour la foule par l'art de faire le caméléon, fonctionnaire pointilleux et hargneux derrière son bureau, personnage charmant et dévoué à l'extérieur, sourd, aveugle et muet à tout ce qui se passe dans les couloirs, dénonciateur des errements de notre société à l'extérieur. Ce n'est pas pour rien que les jésuites sont célèbres chez nous.

     

    Une telle situation est ingérable, car elle ne fédère pas une société, elle n'offre pas d'avenir à long terme, car ses membres sont incapables d'analyser de manière lucide ce qui les mènent à la ruine. Chaque fois qu'un groupe devient influent, il se trouve gangrené par des émissaires des groupes déjà installés sur le marché pour le détourner de ses objectifs, au minimum, quand il ne s'agit pas de le pourrir de l'intérieur s'il se trouve gênant pour une équipe plus influente.

     

    Le phénomène s'analyse bien dans le domaine judiciaire au sein duquel tout est régi par une hiérarchisation qui se réfère, pour cause de continuité, dira-t-on, à l'Ancien Régime. Le système est asservi au pouvoir exécutif qui fournit et contrôle les outils judiciaires. Que ce soit le recrutement, l'avancement, mais aussi l'environnement, les activités annexes, les professions auxiliaires, rien n'est laissé au hasard. Dans ce cadre, seul le temps vous donne un peu de liberté, et à un âge où il est trop tard pour se révolter. Celui qui se trouve face au système judiciaire est analysé selon des critères dont seul le système judiciaire a la clef, il n'est pas autorisé à se défendre, il participe à un spectacle dont la chorégraphie est imposée, et qui le tolère seulement comme spectateur, à condition qu'il se taise. De ce fait, les mécontents sont légions, et les victimes innombrables, mais elles sont isolées, chacune avec leur histoire, et dans une mélasse dont rien ne peut les sortir. Quelques individus sont bien conscients que pour faire face, il faut s'organiser, mais il faut pour ce faire avoir des intérêts communs, des objectifs précis, des adversaires désignés et des moyens humains qui ne sont pas si disponibles qu'il y paraît. En effet, il est extrêmement simple de dissoudre des groupes sur qui les moyens de pressions sont énormes : par l'emploi, le leur ou celui des familles, par le logement, par ce que loyer se paye, par les condamnations, dont le système a le monopole et l'exclusivité, par la ségrégation, l'isolement qui peut aller jusqu'à l'enfermement psychiatrique, et autres droits exorbitants.

     

    Il est donc nécessaire de rejoindre des structures organisées, liées à des organismes extérieurs permettant d'être soutenu, reconnu, sur lesquelles s'appuyer en cas de nécessité urgente, et pour éviter ou limiter les efforts inutiles. Militer petit sur des sujets où le débat permet ensuite de dériver vers les abus des autres domaines. Par ailleurs, il est toujours possible d'être porteur d'une action locale précise, éducative, donc susceptible d'apporter une reconnaissance locale donc une meilleure crédibilité. Même les organismes internationaux peinent à mettre en évidence les abus subis par la population française, c'est donc en étant très précis dans la constitution des dossiers, en évitant les imprécations, mais en étant disponibles au bon moment, que nous pourrons mettre le doigt où cela fait mal, et la maille rongée emportera tout l'ouvrage.

     

    Toute cuirasse a ses défauts, celle de l'abus d'autorité s'appuie sur le loi du silence, la peur des représailles, les menaces et la persécution, de ce fait, les preuves abondent, jusque dans les bureaux de l'administration judiciaire. Par exemple, les CSM publie les poursuites contre les magistrats, mais jamais les actions faites pour dédommager les victimes des errements constatés. Celui qui peut relier une poursuite du CSM à une fraude judiciaire dont il a été victime possède donc un outil qu'il faut chercher comment exploiter. Même chose pour des arrêts de cassation, mais aussi pour d'autres actes des multiples corporations du droit. À bon entendeur, … !!!

     

  • La corruption normale

     

     

    Notre pays est l'héritier de toutes les traditions autocratiques possibles et imaginables, du système mafieux à la corruption passive, de la pire violence physique à la pression insidieuse et vicieuse de tous les jours et de tous les instants. Ce qui fait que nous cumulons les morts de « mort violente » avec les décès pour « suicide pour cause de dépression ». Dans ces deux catégories, il faudrait décompter les morts camouflées : De nombreuses morts violentes sont classées dans la catégorie « morts accidentelles inexpliquées », et de nombreux suicides sont très « assistés », ce qui fausse les statistiques.

     

    Ces multiples « exceptions françaises » deviennent invivables lorsqu'il faut y rajouter les conséquences des délocalisations pour cause de spéculation financière.

     

    L'Égalité n'existe pas au pays des droits de l'Homme, et la culture courante consiste à penser qu'il suffit de « faire son trou » pour échapper au système corrompu qui gère le pays. Chacun cherche à assurer ses petits avantages, afin d'arrondir ses fins de mois. Cela est flagrant dans toutes les administrations privées ou publiques au sein desquelles il est assez facile de devenir intouchable. Un peu de syndicalisme, un peu de populisme, un peu de corporatisme, et ce cocktail permet de créer des zones d'influence qui se côtoient, s'imbriquent et créent une mosaïque de petits territoires sous influence, relayées par des zones plus rapprochées des chefs et des têtes influentes. Le citoyen « ordinaire » qui se contente de remplir correctement et sans tricher ses fonctions est un empêcheur de tourner en rond qui se trouve vite isolé et obligé de subir ou de participer.

     

    Devant les conséquences visibles au niveau européen en particulier, des écrans ont été déroulés pour faire croire à une lutte de tous les instants. Le Médiateur, la lutte contre les discriminations, la CADA, le Conseil Supérieur de la Magistrature font semblant d'écrêter le plus voyant, mais personne ne s'attaque à la réalité des trafics permanents et ordinaires. Celui qui ne triche pas est suspect : il cache forcément quelque chose !!! Donc il est accusé, et comme le système judiciaire est organisé pour que la Vérité ne soit pas le but recherché, il ne lui reste que les yeux pour pleurer, puisque les recours sont inexistants ou soigneusement détournés. Entre les greffes de Tribunaux qui ne donnent pas les copies des documents, (et personne ne peut les obliger,!!!), les commissions diverses et variées composées de fonctionnaires qui n'ont jamais appris l'article 40, et classent sans suite, les procureurs qui ne savent pas que les infractions doivent cesser, les juges qui perdent les dossiers ou laissent passer les prescriptions (sans recours possible, même si le CSM les sanctionne, voir les registres de ce Conseil), la police qui cache ses enquêtes internes, la gendarmerie qui en fait autant, sans compter les cas où ils sont tous d'accord, parce que l'affaire mêle policiers, gendarmes, magistrats et notables. La tutelle est totale, et le citoyen est assisté en permanence afin de bien s'assurer que des individus disposant de connaissances de droit suffisantes ne viennent pas perturber le concert des institutions et de leurs affidés.

     

    Monsieur le Président de la République, il y a pourtant encore des citoyens dans ce pays qui croient aux principes de notre République et qui se battent pour les voir appliquer. Ces gens pensent à l'avenir, celui des enfants dont l'intelligence sera gaspillée, celui du patrimoine qui sera détruit par la prochaine guerre civile que l'enlisement du système va provoquer, celui de la culture française qui ne peut s'assimiler aux bobos, intellectuels de salon, et autres économistes et experts de pacotille qui parasitent la vie courante, celui de la science qui piétine derrière les lobbyistes, celui des historiens qui regarderont cette époque ….

     

    Monsieur le Président de la République, quoi de plus ordinaire que de permettre à chacun de faire la preuve devant la justice de la réalité de ce qu'il dénonce, quoi de plus ordinaire que de constater des faits avérés, quoi de plus ordinaire que de rappeler qu'il n'y a pas de citoyen au-dessus des lois, qu'il soit magistrat, haut-fonctionnaire, politicien, …, quoi de plus ordinaire que de rappeler que l'équilibre social ne résulte pas du musellement de la majorité de la population, quoi de plus ordinaire que de rappeler que notre constitution n'a pas été écrite pour cacher les actes plus ou moins délictueux de bons nombres de nos dirigeants, ….

     

    Lorsqu'une réclamation est faite par un citoyen, il est inadmissible et illégal qu'elle puisse disparaître. Vous devez donc permettre au citoyen ordinaire d'accéder à tous les services publics, simplement en permettant que les réclamations soient enregistrées et suivies comme « une lettre à la poste ». Cette première étape vous permettra de constater par vos services le nombre de dossiers détournés de la procédure qu'ils auraient du suivre et de demander des explications tout en rétablissant les cheminements juridiques légaux. Pour nous, victimes, l'important n'est pas de sanctionner, mais déjà de rétablir. Prenons des exemples simples, un jugement constate un détournement, quoi de plus simple que d'exiger la restitution et de la rendre impossible à refuser, un document est refusé, quoi de plus simple que de l'exiger par simple lettre recommandée, …

     

    Il est quand même étonnant que le plus simple soit si difficile.