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La Violence : une constance humaine

Le lobby de la violence est le fondement de nos sociétés, et ce n'est pas prés de changer !

Le lobby de la violence

Peut-on parler de négociation et de diplomatie lorsque l’un des deux protagonistes place un pistolet sur la tempe de son adversaire ? Peut-on considérer que le mot « égalité » ait un sens lorsque le pot de fer frappe subitement le pot de terre sans raison apparente autre que de montrer sa force.

Si vous étudiez l’histoire, aussi loin que vous remontiez, vous constatez qu’elle est écrite par ceux qui ont gagné les batailles, et pour être exact, réécrite par ceux qui ont gagné les batailles. Les grands événements n’ont pu être inscrits dans le temps que par ceux qui donnent l’ordre de conserver un savoir, qui fabriquent donc l’histoire.

L’indépendance dans la diffusion des données a commencé lorsqu’il a été possible d’écrire et de cacher les écrits, en les confiant au hasard des temps futurs, puis dans le développement de la science, qui a permis aux savants de retourner en permanence et de manière aléatoire les capacités de puissance.

C’est par exemple en comparant les écrits des gouverneurs égyptiens contrôlant la Judée, et les faits d’armes que ce sont attribués les rois de Judée que l’on peut avoir une vision de la distance qu’il peut y avoir entre les prétentions des uns et les informations des autres. Ce type de contradictions permet de se poser des questions sur la validité des affirmations faites dans les textes anciens, et de cesser de considérer que l’âge d’un document lui confère un droit à être cru. Et cela vaut pour tous les documents, écrits, sculptés, racontés, qu’ils soient laïcs ou religieux.

À partir de ce constat, il devient évident que les moyens d’information actuels sont pour tous les tenants de pouvoirs forts des inepties qu’il suffit de remettre à leur place, puisque l’histoire l’a toujours fait. La culture des Droits de l’Homme, prônée après la Deuxième Guerre Mondiale n’ a toujours été qu’un vœu d’intellectuels soutenus par des populations fatiguées de la bêtise des dirigeants. Mais dans les faits, ce sont toujours les marchands de canons qui ont dirigé le monde, et qui continuent à le faire, appuyés par les milices qu’ils peuvent se permettre d’entretenir, le plus souvent au frais des populations.

Quand on constate les exodes qui accompagnent chaque conflit, ainsi que les mouvements internes non comptabilisés, sans compter ceux qui ne peuvent même pas envisager de partir, il n’est pas possible de ne pas être stupéfaits. L’homme ordinaire n’est vraiment qu’un fétu de paille, qui n’a aucun droit de regard sur son avenir. La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme sert surtout à cacher une hypocrisie que les gens puissants ont érigée en doublure d’une réalité qui, elle, se déclare « pragmatique », c’est-à-dire le contraire : « La loi du plus fort ». Une jungle ne se comporte pas ainsi, puisque la nature va vers toujours plus de diversité, alors que le système de gangstérisme qui régit les organisations humaines va, lui, toujours vers des situations de « monopoles ».

Il n’y a pas de diplomatie dans la volonté de porter tort à son voisin, il n’y a pas de diplomatie dans la jalousie, l’envie, la volonté de pouvoir, il n’y a pas de négociation possible avec celui qui considère que votre simple existence lui porte tort.

Seule solution, la maïeutique, l’éducation, en même temps que la capacité de donner à ce type d’adversaire l’impression que votre force n’est pas de son monde, qu’il perd son temps, et par là-même sa crédibilité. Autrefois, des philosophes l’ont fait, à la façon de Diogène !

Dans le monde actuel, bien peu de chercheurs travaillent dans ce sens, et ceux qui le font sont souvent considérés comme de doux rêveurs, qui pourront être balayés par la force, si le besoin s’en fait sentir. D’ailleurs, comment travailler sérieusement, puisque le financement de la recherche se fait selon la loi dite « de l’offre et de la demande », donc, s’il n’y a pas d’offre, quelle que soit la demande, vous pouvez toujours courir !!

Dans ce monde où il devient habituel de vous classer selon votre rang de fortune, « vanité strictement humaine », la place des tricheurs se veut prépondérante, puisque seule l’apparence sert de viatique, mais avec pour seule conséquence directe d’entraîner une surenchère permanente dans le faux semblant, jusqu’à ce que cela tourne à l’affrontement directe, événement permettant d’améliorer encore la part des bénéficiaires de la violence.

Finalement, la capacité de l’humain à réfléchir risque bien de le mener à sa perte, à moins qu’il ne se découvre enfin comme un maillon d’un monde qui, pour le moment, le dépasse largement.

En attendant, que faire, à part survivre en cherchant à préparer une éducation plus adaptée à assurer l’avenir de l’humanité, à moins que la Nature ne nous réserve un tour à sa façon !

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