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Le principe majoritaire

Les décisions dites majoritaires le sont-elles ? Certainement pas en France, où l'administration fait régner sa loi.

Que peut-on penser du système majoritaire ?

Et d’ailleurs est ce vraiment un système ?

Peut-on concilier majorité et égalité ?

Et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ?

Les ethnies constituent-elles de réelles unités, peut-on être de la même ethnie avec des cultures différentes ?

Ce débat devrait être depuis longtemps l’unique objet de toutes les recherches afin de donner à l’Humanité un supplément d’âme qui lui permettrait de faire un bon en avant dans tous les domaines du savoir, puisqu’il éviterait de gaspiller la plus grande partie de nos ressources dans des guerres intestines sans intérêt et sans avenir. Et le débat constitutionnel aurait enfin un sens.

Quand il faut se battre pour survivre, rien n’est fait pour vivre, or l’avenir ne peut être que dans la vie, pas dans la survie.

La constitution, donc, devrait être un pacte qui permet à des groupes humains de cohabiter en bonne intelligence, dans l’intérêt de l’Humanité présente et à venir.

Or, nos constitutions sont en général issues de situations totalement différentes, plus généralement de situations de contrôle résultant de l’Histoire. Peu de constitutions ont eu pour but de tenter de trouver une place à chaque individu, du moment qu’il ne nuit pas aux autres. Et le principe de la majorité reste une réminiscence du principe d’autorité qui crée des hiérarchies entre les individus sans que cela n’apporte de solution aux problèmes posés. La majorité est un moyen d’imposer, toujours par la force, des choix toujours discutables. Il n’y a pas de volonté de mettre fin aux conflits, mais « la force de la loi » qui est censée contraindre également tous les citoyens. Dans la réalité, il en est bien autrement, en raison des multiples conflits d’intérêts issus de tous les strates sociaux. Qui plus est, en vertu de l’adage « les amis de mes amis, et autres amis de mes ennemis », les majorités deviennent des alliances temporaires qui ne résolvent plus rien.

Dans un pays comme la France, où l’administration est centralisée, où le citoyen n’a pas de poids face aux fonctionnaires, il se crée des puissances qui échappent aux majorités fluctuantes, et qui permettent à des corporations d’imposer leurs règles sans aucun respect pour les principes de la République. Quelle égalité entre le maire d’une petite commune du littoral et ceux qui veulent venir passer des vacances au soleil grâce à leurs revenus de cadres supérieurs ou de rentes de multinationales, l’équipement de la commune ne les intéresse pas, mais l’existence d’un aéroport , si ! La commune n’y gagne que que quelques emplois dans l’entretien, et beaucoup de pollutions, sonores, visuelles, économiques. Les jeunes doivent s’expatrier, les liens sociaux, culturels, sont distendus au profit d’une société individualiste qui oublie que le temps fera son œuvre, que le cadre dynamique deviendra un senior, puis pour beaucoup un handicapé nécessitant des services que la famille n’apporte plus, ….

Il est donc grand temps de se pencher sur la constitution pour tenter de comprendre ce qui, dans la notre du moins, a pu aboutir à un échec aussi patent.

Le fonctionnement de l’État français , à toutes les époques, s’est appuyé sur de grands personnages, qui disposaient de moyens importants pour imposer des choix stratégiques faits sans se soucier des peuples. C’est ainsi que sont nées les idées de frontières naturelles, puis celles de nations, tandis que la religion servait de liant imposé à tous, broyant et écrasant toutes les cultures antérieures. Pour mettre en place une doctrine de l’État, la religion a finalement été écartée, car elle prenait ses ordres à l’étranger, au profit d’une administration omnipotente et sans contrôle, soutenue par des services de police et une armée toute puissante. Ces services sont devenus totalement incontrôlés, à tel point qu’ils ont phagocyté l’État lui-même. Partout dans le pays, de petites royautés se sont créées, du moment qu’elles entretenaient de bonnes relations avec leurs instances parisiennes, inattaquables et imperméables à toute intrusion.

La révolution industrielle a permis à ce système de développer la colonisation à partir de plusieurs pays européens, qui sont devenus antagonistes et ont finalement perdu leur hégémonie au profit de l’équilibre de la terreur sous la guerre froide, dont nous ne sommes pas encore sorti.

Mais la puissance de l’administration française, centralisée et inadaptée, est restée, imperméable aux traités internationaux et aux droits des peuples.

Le développement de l’ONU, et de ses instances destinées à lutter contre les famines, mais aussi pour le développement, l’éducation, les droits de l’Homme, aurait pu faire espérer une avancée de la réflexion, mais il n’en a rien été.

L’une des raisons majeures en est le refus d’appliquer les principes des Droits de l’Homme aux affaires commerciales, qui sont indispensables à toute société organisée. Le fossé entre la vie réelle, celle qui régit votre vie matérielle, et la vie intellectuelle s’est peu à peu creusé, car l’administration a opté pour un système de sape des instances internationales, qui sont devenues des coquilles vides pour carrières de pachas. L’administration impose toujours ses méthodes, sa mise sous tutelle des citoyens, dans un mouvement « perpétuel » irresponsable et allergique à tout respect des principes de liberté, d’égalité et de fraternité, allergique aux Droits de l’Humain, à toute diversité. Et toutes les instances suivent, plus incapables les unes que les autres à mettre à l’index des comportements qui mènent le monde à sa perte, aucun pouvoir législatif, aucun pouvoir judiciaire, seul le bon vouloir des administrations. Car, il ne faut pas oublier que les capacités technologiques actuelles sont sans commune mesure avec celles du siècle dernier, qui, pourtant, déjà, nous ont coûté très cher. Quelle sera la prochaine folie des hauts-fonctionnaires, qui précipitera toujours plus de citoyens vers l’assistanat et la dépendance, la drogue et l’insécurité ?

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