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évasion fiscale

  • C'est quoi, l'Égalité

     

    La question reste largement posée, au vu des absurdités en tous genres diffusées suite à la dernière décision du Conseil Constitutionnel.

     

    Car en rappelant que la fiscalité est basée sur le « foyer fiscal », les membres du Conseil ont ouvert une boîte de Pandorre qui devrait faire réfléchir de nombreux citoyens.

     

    Ce problème se rapproche largement du débat sur le mariage, puisque tout cet ensemble de règles reste largement basé sur la négation du principe d'égalité :

     

    un citoyen, une voix ; un citoyen, un droit.

     

    Il ne faudrait pas oublier que la raison d'être du « foyer fiscal » s'appuie largement sur le fait que seul « le chef de famille » avait le droit de vote jusqu'à la IVème République, donc que l'égalité ne s'appliquait que par rapport au droit de vote.

     

    Le Droit était construit autour des droits de ceux qui votaient (ce qui était loin d'être le cas de tous les individus qui peuplaient la République à travers le monde), les autres venaient après, …. De même, il a fallu attendre longtemps pour que les enfants dits « batards » aient une existence d'abord, puis des droits, par exemple sur les successions.

     

    Il y a donc une évolution du Droit Français qui se fait très lentement, et toujours avec du retard par rapport à la vie. Reconnaître l'égalité des individus serait donc une évolution positive.

     

    Il y a encore peu, combien de citoyens pouvaient lire les textes de droit, sinon les comprendre, sachant que de nombreux juristes se font un plaisir de choisir comme sens des mots celui qui est considéré comme tombé en désuétude par l'Académie Française. En permanence, des gens influents jouent avec le patrimoine et la culture de notre pays. Est-ce vraiment à son avantage ?

     

    Nous n'entrerons pas dans le débat sur le bien fondé de la richesse, ce que nous pouvons par contre affirmer, c'est que les définitions choisies par les pourfendeurs de tous bords cachent systématiquement de la mauvaise foi.

     

    Prenons un exemple mis en avant : la rémunération du travail !! Tout dépend de la base de paiement, celui qui est payé sur un tarif horaire ne peut pas dépasser certains montants astronomiques atteints par des calculs de pourcentage sur des chiffres d'affaires. Car la multiplication a toujours été beaucoup plus rapide que l'addition.

     

    De la même manière, lorsque les chiffres dépendent de caractères extérieurs qui échappent au contrôle des citoyens, tout peut arriver, mais cela ne peut fournir une justification. Lorsque les conseils d'administration des multinationales rémunèrent la capacité à l'évasion fiscale, nous ne pouvons que constater que le risque de famine augmente, donc celui de guerres. Lorsque les méthodes de commercialisation s'appuient sur la tromperie et le trafic d'influence, toutes les catastrophes peuvent en découler. Le problème à considérer n'est donc pas la richesse, mais les conséquences des déséquilibres engendrés par les excès.

     

    Tous les calculs fiscaux ont pour but d'échapper à l'impôt, ou aux impôts. Ce n'est pas nouveau. Ne pourrait-on pas par exemple faire des publications sur ce qu'il reste après impôt. Car celui qui garde quelques millions d'euros après impôts peut difficilement se plaindre par rapport aux citoyens qu'il fait travailler pour entretenir ce qu'il possède. Il ne faut pas oublier que les riches sont toujours des employeurs par nature, et qu'il pourrait être intéressant de comparer ce qu'il leur reste après impôts à ce qui reste à leur employé le moins bien payé. C'est le même problème pour l'État qui devrait publier ce qui reste après impôts (avantages et frais divers inclus bien sûr) à chacun de ses employés, comparé à la situation des mêmes personnes non fonctionnaires.

     

    Car il y a tellement de situations en France qu'il est très facile de cacher les réalités, en fonction du nombre d'années, des coefficients, des droits spéciaux, des primes, ….

     

    Il est quand même étonnant que personne, politicien, syndicaliste, fonctionnaire, journaliste, …. ne veuille affronter la réalité !!!!

     

    Ceux qui forment la cohorte des victimes de tous ces mensonges peuvent vous dire que nous ne sommes pas encore à la veille de nous y retrouver, mais que l'éducation et la transparence feront avancer nos intérêts.

  • La politique n'a aucun savoir-vivre

     

     

    Donner un nom de rue à une victime ne peut avoir de sens que lié à des actions directes. Or, de quoi des hommes politiques français peuvent-ils se vanter pour prétendre se draper dans l'aura qui a entouré ce malheur. Nous aimerions bien apprendre que sa famille a bénéficié d'aides exceptionnelles destinées à diminuer le drame vécu, que des « soutiens psychologiques » et matériels ont été débloqués. Mais je n'ai rien trouvé, il est vrai que nos moyens sont très limités. Cependant, le principe de la récupération me paraît en soi condamnable, il montre simplement que les valeurs des politiques et des intellectuels bien-pensants restent vautrées dans les principes bien établis de larmes de crocodiles, sans que cela aille plus loin.

     

    Nous autres, simples mortels, ne pouvons pas comprendre les grandes envolées de ceux qui croient penser l'avenir pour nous. C'est comme l'évasion fiscale, celui qui paye ses impôts tous les jours ne peut pas comprendre la spoliation qui stresse les riches lorsqu'ils doivent s'acquitter de leurs obligations. Il peut d'autant moins comprendre que les riches se retirent de la société ordinaire, et donc qu'ils ne font pas vivre la société. La République Française, république sociale, ne peut que se flatter de voir partir de tels égocentriques, cela évitera de les soigner, car de tels comportements relèvent de la psychiatrie. Celui qui ne veut pas partager ce qui ne lui sert strictement à rien, pour éviter des problèmes sociaux créés d'ailleurs par sa rapacité est un individu dangereux pour la société. En effet, tout lui sera prétexte pour justifier de ne pas payer. Il conteste tout, que ce soient les charges sociales, les taxes, les frais, …, tout lui est du !!! Alors, qu'il s'en aille, ce n'est pas lui qui crée la richesse, il ne faut pas l'oublier. Les usines subissent les financiers, mais en ont-elles vraiment besoin ? Une théorie économique qui calcule la valeur par addition de n'importe quoi n'est quand même pas un modèle de justification de l'existence de revenus sans limites. Pourquoi tous les membres d'une même entreprise n'ont ils pas leur mot à dire sur la structure de leur entreprise ? Pourquoi, en vertu du principe de propriété, doit-on subir la bêtise de la hiérarchie d'abord, puis son racket ensuite. L'entreprise n'est pas un objet, son fonctionnement n'est pas passif, il interagit avec l'environnement, donc les composants d'une entreprise ne peuvent avoir tous le même statut. Les employés ne sont pas des matières premières. Donc, tous les comportements destinés à dévaloriser les employés d'une entreprise, par exemple sous prétexte d'interchangeabilité sont inadmissibles. L'ingénieur à l'origine d'une découverte est plus important que le P.D.G., parce que le principe devrait être le même : un P.D.G. se remplace, pas le savant. Pourquoi cela ne marche pas, c'est que certains sont tellement imbus d'eux-mêmes qu'ils s'octroient des droits que les autres ne pensent pas à leur contester.

     

    Pendant le sommeil, il n'y a plus de riches, les maladies se moquent bien de la richesse, les sièges savent bien qu'il n'est pas possible d'en utiliser plusieurs à la fois, l'estomac d'un riche n'a pas plus de volume, les autres organes non plus, d'ailleurs.

     

    Alors, nos dirigeants actuels devraient relire la Constitution, penser à leurs obligations morales, et lutter contre toutes les formes d'exacerbation du Moi, ce qui permettrait d'économiser déjà bien des réceptions inutiles, bien des réunions sans objet, et les aiderait à recentrer leur action vers les soucis immédiats des millions de citoyens qui composent ce pays. Accessoirement, ils perdraient un peu moins de temps à participer à des concertations inutiles avec des lobbys qui relèvent de la corruption active et passive, ils éviteraient les conflits d'intérêt dus au copinage, et autres intellectualités douteuses.

     

    Savoir, c'est pouvoir, malheureusement pouvoir est rarement savoir. Pour ces gens qui se veulent haut-placés, l'important est de faire semblant, pour notre malheur généralement. Car ce sont les mêmes qui nous lanceront dans des guerres, militaires, économiques, sociales, sans états d'âme, uniquement pour des noms de rues, d'avenues ou de boulevards.

     

     

     

  • Prostitution et CAC40

     

    Des millionnaires irresponsables

     

    Le groupe VINCI vient, une fois de plus de nous montrer ce que sont les méthodes de la finance pour cacher la réalité de leur fonctionnement. Ce groupe aurait ouvert une enquête interne suite à la découverte du réseau de prostitution payé grâce à l'un de ses sous-traitants en évènementiel. Un tel réseau qui fournissait des « services » !! à des dirigeants internationaux ne peut pas exister sans de nombreuses connivences et des protections à tous les niveaux de la hiérarchie. Il suppose que des cadres supérieurs avaient recours à ce type de « paiement » en « nature » pour obtenir la signature de contrats. Il suppose un ensemble d'habitudes dans le traitement des grands contrats, un mode de vie chez de nombreux dirigeants, tout ce que la déontologie nous affirme être impossible. Il n'y a pas trente six solutions, ces sociétés doivent disparaître, et leurs dirigeants être poursuivis chaque fois que l'une d'entre elles est prise en flagrant délit de tricherie. Car ces comportements tuent les entreprises moyennes de tous les pays où elles interviennent, les victimes sont donc légion. Tous ces cadres supérieurs qui trouvent normal de toucher des avantages « en nature », voyages, locations, services que nous n'imaginons pas et qui bien sûr échappent à la sécurité sociale et aux taxations partout dans le monde sont autant de mauvais citoyens qui méprisent l'Égalité et la Fraternité et font tout pour montrer que ce sont les sans-grades qui sont la cause de nos dettes.

     

    Il est grand temps d'ouvrir les yeux et de montrer que c'est la solidarité, celle que le Système de Comptabilité Nationale considère comme sans valeur marchande, qui permet aux pays de survivre. Les mensonges ne peuvent continuer éternellement à masquer les Vérités. Quand les bus sont gratuits, il n'y a pas de fraudeur, et pas d'agressions pour trois francs six sous, c'est pareil pour tous les services publics, ils n'appartiennent pas à la « fonction publique », ils peuvent être exercés par tous et bénéficier à tous. C'est cela aussi la solidarité. Taper sur les mendiants permet de créer les conditions d'une guerre civile pendant que les voleurs vivent au chaud à l'autre bout du monde, tout en fournissant les armes.

     

    Pensez toujours qu'un dysfonctionnement, c'est aussi la non-dénonciation des crimes et délits par ceux qui en sont les témoins ou les bénéficiaires. Il y a trop de hauts-fonctionnaires et de cadres supérieurs dont les intérêts sont de se mettre hors norme pour s'octroyer des avantages que la société ordinaire ignore, sous le prétexte fallacieux que ces errements existent dans les pays étrangers qu'ils fréquentent. Rien dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme n'autorise de tels actes, donc la Police doit agir et exiger de la Justice qu'elle exerce ses fonctions lorsque des infractions graves sont découvertes. Sinon, il y a abus d'autorité et donc dysfonctionnement, ce que nous ne cessons de répéter.

     

    La campagne électorale est l'occasion de voir ce que chaque candidat estime de son devoir pour faire cesser ces combines. Comme tous les candidats sont déjà en charge de fonctions électives, il suffit de leur demander d'agir dans le cadre de leur mandat actuel pour en déduire ce qu'ils feront après les élections. Ces magistrats devenus députés qui crient après les SDF, que font-ils contre l'évasion fiscale du CAC40, ces élus qui prennent des arrêtés contre les sans-papiers, les sans-revenus, les sans-travail, ces élus qui taxent à tour de bras pour alimenter un clientélisme électoral et ruinent le peuple, que font-ils pour lutter contre la corruption, la spéculation, les marchés truqués, les trafics d'influence.

     

    Il n'y a pas deux catégories de citoyens, il n'y en a qu'une : ceux qui respectent la Loi et payent des impôts pour que l'État assure des services publiques identiques pour tous. Si nos dirigeants estiment avoir besoin de chauffeurs, gardes du corps, policiers, … tous les autres citoyens ont les mêmes besoins, et les mêmes droits, c'est cela la République Française, ceux qui veulent une autre Constitution doivent avoir le courage de le dire lorsqu'ils veulent se faire élire.

     

    Avec le nombre de spécialistes de la Constitution que nous avons, il est étonnant qu'il faille l'écrire.