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cooptation - Page 2

  • La réalité dépasse la fiction

     

     

    Un mot de travers et vous êtes menacé de poursuites pour « outrage à magistrat ». Dans notre association, qui a vu bien souvent les magistrats accepter d'être « aux ordres », que ce soit du pouvoir exécutif, ou des réseaux, nous ne sommes pas tendres pour ces citoyens à part, caste s'il en est, mais nous sommes bien placés pour toujours dire qu'il ne faut pas confondre le principe du bain avec l'usage de l'eau croupie.

     

    Nous sommes sidérés de la violence des attaques. Comment des élus de la République française peuvent-ils se permettre de considérer qu'ils n'ont pas à avoir de respect pour les institutions. Au vu du nombre d'élus mouillés dans des magouilles financières peu claires, au vu des données partielles que nous avons pu connaître sur les valises de billets qui se promènent de par le monde, au vu des condamnations définitives et souvent dérisoires prononcées contre des personnalités de tous bords pour des habitudes de fraudes, dont certaines institutionnalisées, rien que ça !!!, il nous paraît que les excès verbaux et écrits seraient plutôt une preuve d'habitudes désastreuses et un aveu.

     

    Les financements politiques sont devenus publics, mais cela ne suffit toujours pas, car les exemples sont pris dans des pays où les valeurs ne sont pas les nôtres. La politique vit toujours à l'heure des achats des votes par des notables qui considèrent que leur mandat sert surtout à assurer leurs arrières. Ils n'ont plus de conception de la République à vendre, ils n'ont plus de principes à servir, ils ont une carrière à réussir ; ils n'ont plus de grands projets, cela est réservé aux bureaux d'études, les investissements ont peu à peu été écartés des choix de société pour devenir des affaires réservées à des économistes soit-disant « experts », incapables de faire autre chose que de servir des intérêts financiers. La planification a supprimé l'imagination.

     

    Faire du profit et échapper au fisc, voilà bien un drôle de programme pour des élus d'une République solidaire. Pour avoir été victimes de ces comportements que la déontologie devrait interdire, nous sommes bien placés pour montrer que l'amélioration des institutions judiciaires passe par l'assainissement des instances politiques. Cette affaire met en lumière la nécessaire transparence des comptes, mais aussi le besoin de simplicité dans les relations humaines. L'action résulte de la mise œuvre de choix volontaires par les gens concernés. La méfiance vis à vis des administrations centrales ne peut que se renforcer en voyant l'incompétence des élus qui votent des lois sans les appliquer, qui piétinent les principes de la République, qui soutiennent ouvertement des élus véreux et condamnés. Et ces gens préfèrent nous pousser vers le fascisme plutôt que vers l'assainissement des institutions, le progrès social leur fait horreur, puisqu'il met en évidence leur parasitisme.

     

    Que se passe-t-il donc en haut de l'État pour que tous ceux qui s'en approchent soient contaminés ? Tout simplement et toujours, celui qui se met en avant n'est pas souvent celui qui est capable. Que ce soit par le principe de Peter, ou par le principe de cooptation, la haute administration est arrivée à constituer un monde à part qui exclut la possibilité de contrôle par les citoyens ordinaires, quel que soit le mode d'organisation choisi. Les associations, les syndicats, les partis, en fait, ce sont toujours les mêmes qui cumulent pour empêcher que le simple citoyen ne se rende compte de la gabegie générale. Il suffit d'empêcher les initiatives locales, ou de les limiter, pour que les administrations publics et privées soient toutes puissantes, et se moquent ouvertement des principes qu'elles sont supposées mettre en œuvre.

     

    La Justice ne doit pas mettre son nez dans tout cela, qu'elle reste donc en vase clos. Si personne ne peut l'informer, il n'y a pas d'affaires, ce n'est pas compliqué à comprendre, où alors et c'est notre cas, c'est que nous ne voyons pas les choses ainsi. Nous pensons que l'État a un rôle à jouer dans le progrès social, qu'il doit en permanence se remettre en cause pour améliorer l'accès de chaque citoyen au progrès social. Les fonctionnaires sont des acteurs majeurs, pas des planqués, des nantis attendant l'heure de la retraire, ils doivent accompagner les efforts des élus et contribuer à l'avenir de notre société.

     

    Nous ne pouvons donc accepter ces comportements gesticulatoires et inconvenants. La République repose sur des principes, il faut s'y soumettre ou se démettre.

     

  • Un Droit de Recours

     

    Comment faut-il faire pour qu'un recours soit un moyen impossible à effacer ?

     

    Les lois peuvent être bien rédigées, mais encore faut-il les appliquer ? Comment imposer à des individus de mauvaise foi de subir les conséquences d'un recours qu'ils aimeraient faire disparaître à tout prix.

     

    Ce n'est pas demain que nous le saurons, puisque la Cour de Cassation a estimé encore récemment que la vérité passe après les exigences du respect des règles qu'elle décide de par ses jurisprudences. Une preuve qui a du asseoir l'avocat qui en a fait les frais. En effet, la preuve irréfutable figurait dans ses dossiers, mais couverte par le secret médical. La Cour a décidé que comme ce document ne pouvait pas être utilisé, puisque l'accord de la personne concernée n'avait pas été obtenu, il n'était pas possible de l'utiliser !! Vu qu'il s'agit d'un litige entre l'avocat et son client, ledit client ne va surtout pas donner son accord. Mais je crois bon de rappeler à la Cour que dans un tel cas, le mot « bonne foi » aurait du avoir son mot à dire. Et c'est la que le Droit de Recours devrait pouvoir s'exercer à partir de quelque principes simples, mais incontournables :

     

     

    1 – La manifestation de la Vérité est la première nécessité : elle seule fait preuve définitive ;

     

    2 – La bonne foi : celui qui est pris en flagrant délit de mauvaise foi ne peut pas justifier une demande ou un refus ;

     

    3 – La transparence : rien ne doit être caché si l'on veut arriver à une certitude ;

     

    4 – La nécessité d'admettre le doute et ses conséquences, au lieu de désigner « un coupable » idéal ;

     

     

    Ce ne sont pas les magistrats qui décident de la Vérité, un jugement est une décision, pas une vérité. Celui qui estime pouvoir fournir des faits qui invalident les moyens invoqués par un jugement doit avoir l'impérieuse obligation morale de le faire, au nom du respect de la Vérité, qui s'impose au-delà de toutes les décisions humaines postérieures. Ce n'est qu'un simple respect vis-à-vis des générations futures : réécrire l'Histoire est un mauvais service rendu, sans compter la mauvaise image que cela donne, plus proche de la corruption que de la bonne administration. Qui plus est, la victime peut faire son deuil, lorsqu'elle est face à une réalité, pas lorsqu'elle est face à une comédie, une farce, ou un drame, nous ne sommes pas au théâtre.

     

     

    C'est pourquoi nous insistons sur ce droit de recours effectif que la dernière affaire « d'erreur judiciaire » met à nouveau en évidence. Les tentations dans la vie d'un citoyen sont telles qu'il est impossible de parier que certains ne seront pas touchés, surtout lorsqu'ils se voient nantis d'une assurance-protection accompagnée d'un parachute, d'un imperméable, …. C'est en permanence que toute preuve légitime doit être analysée. Il ne s'agit pas de paralyser la société, mais de constater que « circulez, il n'y a rien à voir » n'est pas une bonne méthode. Le citoyen doit pouvoir s'étonner chaque fois qu'un autre citoyen a bénéficié d'avantages qui lui sont refusés. Et la demande doit systématiquement être étudiée, et déboucher sur des sanctions en cas de réalité. Il est bien évident que tous les fonds distribués dans un but de clientélisme ont du souci à se faire.

     

                  Ceci suppose que les enquêtes, bases de toute vérité, soient faites par des gens compétents, et non par des « spécialistes » soumis à une hiérarchie susceptible de tout enterrer. C'est donc une conception de l'organisation sociale qui est en cause, en particulier les empilements gigognes qui permettent de tout justifier au nom de « l'obéissance aux ordres ».

     

    Il faut revenir là encore à un principe de base : celui qui élit les députés doit pouvoir trouver les informations qui ont permis de faire ou de ne pas faire, afin de pouvoir choisir librement à la prochaine élection. Les mots d'ordre émanant des états-majors politiques ne sont pas des preuves recevables, ce ne sont que des arbres cachant la forêt.

     

    En finir avec les systèmes de cooptation, les recherches de profils, les pressions indirectes, les avancements placards, tout ce qui ruine les administrations trop complexes, pour en revenir à des cheminements les plus courts possibles. N'oublions pas que c'est une loi de l'organisation.