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14/01/2013

Exploiter les victimes est un art !

 

 

De tous temps, les pouvoirs ont toujours cherché à cacher les excès de zèle, tout en faisant comprendre que les erreurs sont "malheureusement" choses courantes, et qu'elles sont le prix à payer pour garder une nation soudée. La vie est de bien peu de prix face à la gloire du vainqueur. Le retour triomphal, accompagné d'une cohorte de prisonniers offerts à la vindicte populaire, a toujours servi de défouloir collectif, accompagné des fêtes qui vont avec, bien sûr, pour cacher les ruines.

 

Mais la victoire est-elle toujours fraîche et joyeuse, comme la guerre, panacée de tous les maux des sociétés humaines. Cette simplification, totalement abusive et confiscatoire de la pensée, permet de museler l'opposition, reléguée au rang de faire-valoir, puisque toute contestation d'une victoire militaire est assimilée à du défaitisme et à un comportement contraire aux intérêts de la Nation.

 

Seul, l'opposant militaire qui utilise les mêmes moyens humains et matériels est crédible, ou considéré comme tel, car pour les politiques et leurs financiers, les combines sont toujours les mêmes : corruption, ventes d'armes, trafics d'influence, ce qui compte reste la prise du pouvoir. Rares sont les dirigeants reconnus qui refusent les rackets, les pressions, les chantages, le cas GUINGOUIN est exemplaire, car il est relativement récent, local, et met en évidence la mauvaise foi qui peut être mise en œuvre par des dirigeants nationaux et internationaux.

 

La finance cherche par tous les moyens à obtenir des avantages, pour ce faire, la meilleure solution reste l'endettement, que ce soit celui des instances politiques, ou celui des individus. L'important est de déterminer les points faibles des individus qui semblent prendre l'ascendant lorsque des événements mettant en jeu la collectivité se produisent. À partir de ce moment, tout peut arriver à celui qui gêne les opérations programmées au plus haut niveau.

 

C'est toujours la même histoire qui se répète, les dommages collatéraux sont secondaires, ce qui compte, c'est de les manipuler pour qu'ils servent aussi le but poursuivi. Les mensonges d'État sur les agressions justifiant les déclarations de guerre sont légion, et la situation ne semble pas évoluer. Combien d'États n'ont pas de système judiciaire réellement indépendant, capable de mener des enquêtes indépendantes des forces de police ou des forces militaires. Combien d'États nous offrent une vision de leur histoire réécrite à l'aune de la volonté des dirigeants, et que les historiens s'efforcent de décrypter des années plus tard, lorsqu'un détail « énorme » fait découvrir l'étendue des supercheries.

 

Les moyens modernes de recherche permettent d'être conscient de tels faits, ce qui est un progrès important, mais qui, pour le moment, n'a pas fait reculer les forces concernées. Tous les groupes de pression, lobbyistes confirmés, tous les services secrets, spécialistes de l'assassinat ciblé, tous les groupes mafieux et autres, qui veulent montrer leur puissance et leur capacité de nuisance, tous ces gens qui se moquent des conséquences de leurs actes continuent à considérer la planète comme une aire de jeu, dont la particularité est que la mort, la ruine et la destruction des spectateurs font partie des règles. Combien de dirigeants de « petits États », mais aux richesses enviables, en sont morts !

 

Combien de « plus jamais ça », la main sur le cœur, alors que les destructions sont déjà programmées et les victimes désignées aux bourreaux.

 

Les accords internationaux sont toujours des chiffons de papier, qui servent d'excuse, alors que « la crise », « la mondialisation » sont autant de justifications aux exactions en tous genres, prédations économiques, politiques, financières, religieuses, mafieuses, …

 

Combien de millions d'humains sont morts et combien d'autres vont mourir des conséquences des montages financiers de gens avides de puissance et de pouvoir. Quand des sommités de la Banque Mondiale s'insurgent contre les aides fictives destinées à enrichir les prêteurs, que fait-on, rien, ...si ce n'est de changer les dirigeants, sans enquête, sans contrôle, pour d'autres dont la moralité paraît pourtant bien douteuse. Bizarre manière d'aider les victimes !!!

 

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