Tout le fonctionnement des sociétés humaines résulte de la conception de la propriété.
Mais de quoi peut-on être réellement propriétaire ? Certainement pas de la planète sur laquelle nous vivons.
Pour que la gouvernance de la société humaine puisse devenir apaisée, il est nécessaire de se mettre d'accord sur le qui fait quoi, sur le fonctionnement de l'organisation sociale, et ce, à tous les niveaux.
Pour tous, le principe de propriété est une évidence ! Mais quelle propriété et comment l'exercer ?
Pendant des millénaires, la propriété d'esclaves fut normale, parce que la seule loi était celle du plus fort. Chacun pouvait accumuler au dépens des autres et de son environnement sans rendre de comptes. Les progrès de la science et de la connaissance ont permis de créer de la "richesse", du niveau de vie accessible à un nombre de plus en grand d'individus. Les grands empires n'avaient de limite que l'imagination et tous rêvaient de paradis.
Mais, chacun sentait bien qu'il restait quelque chose d'incomplet, que l'on ressentait dans les recherches philosophiques ou dans l'organisation des États, dans la pensée profonde de ceux qui voulaient aller au delà de l'Histoire, au delà de la planète, qui voulaient se trouver un lien avec l'intemporalité, ... Les grands de ce monde se sont toujours vus comme les créateurs de leur monde. Disons tout de suite que personne ne peut échapper à sa condition, et que c'est de là que résultent tous les biais de nos systèmes politiques.
Les hommes politiques ont créé l'O.N.U., pour trouver une tribune au sein de laquelle se partager le monde. Qui plus est, en raison de leur omnipotence, ils se sont attribués des droits de "veto". La conséquence immédiate en a été l'ingouvernabilité de l'organisme et les manœuvres pour se créer des outils échappant à tout contrôle. L'un de ces outils a été pour les inconditionnels de la puissance par l'argent l'O.N.C.. Cet organisme a tenté de faire admettre que le secret des affaires était plus important que le respect des droits de l'être humain. De fait, cette dictature par l'argent a permis de mettre en sourdine la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme. Les financiers sont devenus tout puissants, et ont pu dicter leurs règles au mépris de toute considération humanitaire.
Comme les investissements sont lancés vingt, trente ou même quarante ans et plus avant l'usage des biens à venir, ceux qui veulent s'y opposer sont systématiquement piégés s'ils arrivent à prendre la direction des affaires, puisqu'ils arrivent après la bataille.
Il est donc nécessaire de remettre de l'ordre dans la méthode de pensée.
D'abord, et de manière impérative, les décideurs, qu'ils soient politiques, économiques ou sociaux, doivent constater que l'humanité ne peut pas être propriétaire de ce qu'elle ne peut pas créer : la terre. Elle ne peut qu'en être l'usager, dans un système de relais aux générations futures. Ce constat entraîne "de facto" la négation de tout système dictatorial, et la mise en place d'outils permettant d'étudier les choix proposés. Tout ce qui est "fuite en avant", accumulations aux dépens des collectivités, destructions sans cause, discriminations, ... ne peut trouver de soutien juridique ou constitutionnel. Les outils du droit constitutionnel international ne peuvent se construire que dans l'universalité.
Nous devons donc toujours revenir à ce principe simple qu'il n'y a pas de droit lorsqu'une personnalité se justifie par la puissance de ce qu'il représente, politiquement, financièrement ou religieusement. Et donc comment fait-on pour faire respecter un tel principe ?
La première pierre est déjà de réfléchir au problème, en partant de notre constat sur la propriété. Car être chargé de gérer n'est pas la même chose que d'agir à sa guise. Devoir transmettre est une autre contrainte, ce dont les sociologues et les anthropologues peuvent vous parler en étudiant les adhésions aux systèmes, et les conséquences des différentes solutions appliquées.
Si la gestion se fait, elle ne peut se faire au bénéfice de certains, ou dans l'intérêt de groupes particuliers, ce qui suppose des collectivités à tous les niveaux, des interactions multiples, et des modifications lorsque des découvertes scientifiques impactent l'organisation sociale.
Nous avons donc mis en évidence un point de départ, et nous vous proposons de continuer à en explorer les conséquences dans la suite de ces études.