L'économie est dans une impasse, la politique est devenue une farce, il faut réagir !
Atteler la charrue avant les bœufs, ou l'art de faire les choses à l'envers, ne serait-ce pas l'image de marque de notre société, mais aussi de bien d'autres avant nous !
Finalement, notre fonctionnement est basé sur un paradoxe : pour penser, il faut que notre cerveau soit en possession de tous les moyens du savoir, pour les appliquer au mieux dans les actions à venir. Une action réussie est emmagasinée dans la mémoire pour être à nouveau utilisée si l'occasion se présente. Un tel mode de connaissance privilégie un mode de mémorisation basé sur l'expérience, et si le hasard s'en mêle, de grosses erreurs peuvent se produire. C'est ainsi que des religions ont pu imposer des sacrifices humains, en raison de prétendus savoirs sur les besoins des dieux. L'activité des humains reste basée sur la reproduction de faits et gestes que l'on croît conformes aux nécessités de la vie.
La meilleure preuve de ce comportement répétitif est l'apport des informations aux soi-disant IA, qui ne sont que des compilations faisant la part belle aux manipulateurs et autres partisans du "moi, je sais tout, j'excommunie les autres".
Pouvoir trouver plus vite une information fiable dans des encyclopédies a toujours été le souci des chercheurs, car la bonne information au bon moment est le "b-a ba" de tout bon travail. Mais être noyé sous un fatras de pseudos savoirs n'a jamais fait avancé la résolution des problèmes, encore plus politiques.
Car, que voit-on ? Surtout des prétentieux qui engraissent des profiteurs, sans aucune projection sur les questions d'avenir.
Nous n'avons plus du tout de confiance dans les grandes instances internationales. Au lieu de s'améliorer avec le temps, nous les avons vues se perdre dans des manipulations pas très conformes à l'esprit fondateur. Nous aurions du assister à des tractations destinées à améliorer et compenser les défauts des débuts, pour déboucher sur des systèmes renforcés capables de stopper les velléités de quelques potentats incompétents ou autres forcenés. Au lieu de cela, les tractations ont surtout servi des intérêts financiers bien loin des "droits des êtres humains". Le dérapage est allé plus loin, lorsque les cabinets d'affaires internationaux ont tenté de substituer aux droits de l'être humain le droit des "affaires". Cette tentative a avorté, mais pas complètement, puisqu'il en est résulté un partage de la planète entre des groupes d'influence multiples et variés, dont le dénominateur commun reste basé sur l'enrichissement individuel dans ce qu'il a de pire. La réussite ne se mesure pas en niveau de réussites sociales collectives, mais en droit à l'accumulation, comme si la planète était un produit sécable et distribuable.
La situation devient tendue, puisque les guerres à l'échelle des continents sont en train de revenir en force, tandis que la pauvreté et l'insécurité se renforcent. Les capacités d'intervention de l'homme sur son environnement n'ont jamais été aussi nombreuses et efficaces, mais elles sont détournées vers des accumulations de travaux inutiles et de destructions aveugles, dont il faut bien se demander comment y mettre fin.
La recherche intellectuelle se doit d'être globale, mais l'application pratique se doit d'être locale et adaptée. De nombreux penseurs ont redécouvert que leurs actions immédiates devraient être en adéquation avec leurs découvertes et leurs recherches pour que leur vie ait un sens. Il faut faire le ménage et la cuisine tous les jours pour garder les pieds sur terre, les joueurs de golf, de carte, ou la roulette russe ne sont pas un mode de vie, ils ne peuvent qu'être un moment passé, une détente, dont les risques ne doivent pas être imputer aux autres. Jouer avec le feu ne peut être autorisé à ceux qui veulent diriger des États. Il ne suffit pas d'organiser une élection pour pouvoir parler de démocratie. Modifier une constitution ne devrait pas pouvoir faire partie des prérogatives des électeurs lorsque cela peut avoir pour conséquence d'autoriser des massacres ou des déportations et autres atrocités. Mais comment faire ?
Il est donc nécessaire de travailler en permanence sur les savoirs, leur remise en cause, les relations locales, nationales et internationales pour élaborer des outils susceptibles de réduire les tensions.
Prenons un exemple concret : nous sommes dépendants du pétrole pour nombre de nos consommations. Lorsque des tensions se créent, volontairement ou non, pour des raisons politiques ou autres, le prix du pétrole, tel que les marchés le pratiquent, fait un bond. Peut-on éviter de telles combines ? Bien sûr que oui, si les outils internationaux sont en place. Donc, il nous faut soutenir ceux qui veulent mettre en place de tels outils. Jusqu'à ce jour, personne n'y est arrivé, pourquoi ? ...
Le développement des observations sur de tels sujets permet de constater que seuls les outils du passé sont appliqués, les dirigeants en place ne veulent pas, ou ne peuvent pas modifier le système, basé sur des biais cognitifs : les "lois" du libéralisme ne sont que la répétition de méthodes qui ont toujours privilégié le droit du plus fort à imposer des avantages au perdant. Les échanges économiques ne sont pas conçus comme un ensemble aux multiples composants qui doivent se coordonner pour réussir à orchestrer le "bien public", mais comme une guerre permettant au plus fort d'imposer ses conditions tarifaires. L'exemple américain actuel en est une caricature. L'ONU a échoué, en raison de son fonctionnement politique, dans la tentative de faire progresser les droits des êtres humains. Officiellement, l'ONU est neutre, mais elle a toujours géré des réfugiés, des camps qui ne remettent pas en cause les catastrophes humaines, qui n'ont aucun pouvoir sur ceux qui disposent de gros moyens financiers leur permettant de rançonner, de séquestrer, de massacrer sans avoir de comptes à rendre. Le Tribunal Pénal International ressemble plus à un tigre de papier qu'à une instance dissuasive. Et ceux qui développent des alternatives ne trouvent aucun écho dans les médias. Les marchands de canon tiennent le haut du pavé, liés aux différents lobbies qui se "partagent" le monde. Les lobbies, à savoir toutes les industries qui travaillent à partir des addictions, c'est-à-dire à partir de l'exploitation des faiblesses des hommes et qui se soutiennent plus ou moins ouvertement. Elles utilisent toutes les mêmes méthodes, le travail à prévoir est donc de former les jeunes générations à trouver la parade à ces débordements, en refusant d'être les otages de ces méthodes. C'est un grignotage qu'il faut orchestrer pour que celui qui n'a pas de choix puisse trouver des refuges et échapper ainsi aux systèmes d'emprise d'un monde en déroute. L'avenir doit offrir des possibilités de projection, d'amélioration, dans tous les domaines. L'absence d'espoir est mortifère, il ne suffit pas de faire des découvertes scientifiques pour faire avancer l'humanité, il faut offrir une chance de trouver "un bonheur", et de pouvoir se battre pour le conserver.
Nous avons donc un devoir de chercher comment donner un sens au mot "droit" avant même de penser à construire un monde.